C'était l'une de ces nuits que l'on ne voit que rarement, une nuit magique qui nous envahie par sa beauté et son désir de silence.
Le ciel, noir comme de l'encre, était parsemé de petites lumières scintillantes, qu'on aurait dit qu'une main énorme aurait laissé tomber des diamants venant d'un autre univers. Une grosse sphère blanchâtre régnait parmi ces étoiles, c'était la lune, qui épit à la longueur de la nuit, nos moindres faits et gestes.
Tout était si calme sur le bord de l'océan. Seul le petit bruit du clapotis des vagues brisait ce silence prodigieux.
Je marche pied nu, dans le sable humide, accrochant au passage quelques algues perdues. Comme c'est agréable ! Un doux vent d'odeur salé fait virevolter quelques mèches de mes cheveux.
Mes yeux se régalent de cette beauté presque surhumaine et mon cerveau de jeune fille n'est guère assez puissant pour mémoriser tous les détails de ce moment fantastique.
Un hennissement surgit au loin, brisant le silence magique qui enveloppait la plage. Puis, des bruits de sabots s'ajoutèrent à cette cacophonie. C'était sans aucun doute, un cheval qui arrivait à la course.
À mon plus grand étonnement, la bête s'approchait de moi et allait de plus en plus vite, comme si elle avait un devoir de venir à ma rencontre.
À présent, je pouvais distinguer l'anatomie du cheval sous ses moindres détails. Sa robe était d'une blancheur époustouflante et sa crinière luisait sous les rayons de la lune. Il était d'une beauté qui me resta sans voix.
Soudainement, une curieuse sensation m'envahi. Le cheval s'approcha de moi, puis s'arrêta net, stoppant tous les muscles de son corps.
Les naseaux dilatés, il posa ses yeux bruns, remplis de tendresse sur moi et se mis à m'examiner de la tête aux pieds. Il me dévisagea comme cela pendant plusieurs minutes.
De nouveau, quelque chose m'envahissait, quelque chose de joyeux, remplit d'entrain et d'espoir. Je sentis tout à coup qu'une seconde paire d'yeux me fixait. Je cligna des yeux.
Tout en avant de moi, devant le cheval majestueux, quelque chose se manifestait, tel un fantôme, un esprit sortant d'un monde parallèle. À travers le brouillard étrange, je pus distinguer un homme assez âgé qui me regardait, lui aussi.
Tout à coup, je compris ce qui se passait, c'était mon grand-père qui avait enfin réussi à communiquer avec moi. Je ne pouvais croire ce que je voyais.
Sans réfléchir, je me lança dans les bras de l'être que j'ai tant aimé, des larmes de joies coulant sur mes joues. Mon c½ur battait si fort qu'il allait défoncer ma poitrine.
Quelques secondes plus tard, je me cognai le nez sur le
sable froid. J'agitai la tête dans tous les sens, espérant
voir mon grand-père ou le mystérieux cheval ou même
entendre un hennissement, mais rien. Tout avait disparu.
Tout cela n'était qu'un rêve.
Je m'enroulai en boule dans le sol trempé, étouffant
des sanglots de tristesse inconsolable. La nuit, les
étoiles, la lune, tout cela était devenu si sombre...
comme une nuit ordinaire.
Le ciel, noir comme de l'encre, était parsemé de petites lumières scintillantes, qu'on aurait dit qu'une main énorme aurait laissé tomber des diamants venant d'un autre univers. Une grosse sphère blanchâtre régnait parmi ces étoiles, c'était la lune, qui épit à la longueur de la nuit, nos moindres faits et gestes.
Tout était si calme sur le bord de l'océan. Seul le petit bruit du clapotis des vagues brisait ce silence prodigieux.
Je marche pied nu, dans le sable humide, accrochant au passage quelques algues perdues. Comme c'est agréable ! Un doux vent d'odeur salé fait virevolter quelques mèches de mes cheveux.
Mes yeux se régalent de cette beauté presque surhumaine et mon cerveau de jeune fille n'est guère assez puissant pour mémoriser tous les détails de ce moment fantastique.
Un hennissement surgit au loin, brisant le silence magique qui enveloppait la plage. Puis, des bruits de sabots s'ajoutèrent à cette cacophonie. C'était sans aucun doute, un cheval qui arrivait à la course.
À mon plus grand étonnement, la bête s'approchait de moi et allait de plus en plus vite, comme si elle avait un devoir de venir à ma rencontre.
À présent, je pouvais distinguer l'anatomie du cheval sous ses moindres détails. Sa robe était d'une blancheur époustouflante et sa crinière luisait sous les rayons de la lune. Il était d'une beauté qui me resta sans voix.
Soudainement, une curieuse sensation m'envahi. Le cheval s'approcha de moi, puis s'arrêta net, stoppant tous les muscles de son corps.
Les naseaux dilatés, il posa ses yeux bruns, remplis de tendresse sur moi et se mis à m'examiner de la tête aux pieds. Il me dévisagea comme cela pendant plusieurs minutes.
De nouveau, quelque chose m'envahissait, quelque chose de joyeux, remplit d'entrain et d'espoir. Je sentis tout à coup qu'une seconde paire d'yeux me fixait. Je cligna des yeux.
Tout en avant de moi, devant le cheval majestueux, quelque chose se manifestait, tel un fantôme, un esprit sortant d'un monde parallèle. À travers le brouillard étrange, je pus distinguer un homme assez âgé qui me regardait, lui aussi.
Tout à coup, je compris ce qui se passait, c'était mon grand-père qui avait enfin réussi à communiquer avec moi. Je ne pouvais croire ce que je voyais.
Sans réfléchir, je me lança dans les bras de l'être que j'ai tant aimé, des larmes de joies coulant sur mes joues. Mon c½ur battait si fort qu'il allait défoncer ma poitrine.
Quelques secondes plus tard, je me cognai le nez sur le
sable froid. J'agitai la tête dans tous les sens, espérant
voir mon grand-père ou le mystérieux cheval ou même
entendre un hennissement, mais rien. Tout avait disparu.
Tout cela n'était qu'un rêve.
Je m'enroulai en boule dans le sol trempé, étouffant
des sanglots de tristesse inconsolable. La nuit, les
étoiles, la lune, tout cela était devenu si sombre...
comme une nuit ordinaire.
